26 août 2026
Six mois de préavis, un an de prolongation, puis l'ESTI. La procédure est réglée par l'OIBT et continue de courir même si personne n'y réagit.
La lettre du gestionnaire de réseau dort dans la pile depuis des mois, la périodicité de contrôle est dépassée, et voici le second rappel. La question qui suit est toujours la même : que se passe-t-il, au juste, si l'on ne fait rien du tout ?
La réponse se trouve dans l'ordonnance sur les installations à basse tension, et elle est d'une précision désagréable.
Au plus tard six mois avant l'échéance de la périodicité de contrôle, le gestionnaire de réseau — dans certains cas l'Inspection fédérale des installations à courant fort ESTI — invite par écrit le propriétaire à remettre le rapport de sécurité. Ce n'est ni un avis ni un rappel, mais le point de départ d'un délai.
Le rapport de sécurité doit être remis avant la fin de la périodicité de contrôle. Ce délai peut être prolongé d'un an au maximum après l'échéance de la périodicité fixée.
Passé ce délai, l'affaire cesse d'être une question entre le propriétaire et le gestionnaire de réseau. Si le rapport de sécurité n'est pas remis dans le délai fixé malgré deux rappels, le gestionnaire de réseau confie à l'ESTI l'exécution du contrôle périodique.
Ce sont donc les deux rappels qui marquent le moment où la situation devient sérieuse, et non l'échéance elle-même.
La durée de la périodicité de contrôle dépend, dans chaque cas, du type d'installation. Le calculateur de périodicités de contrôle indique la période selon le type d'utilisation et précise explicitement les cas où l'annexe ne donne pas de réponse univoque et où c'est l'organe de contrôle qui tranche.
L'ESTI l'écrit dans sa propre notice avec une netteté qui mérite d'être citée : c'est toujours le propriétaire seul, et non l'organe de contrôle qu'il a mandaté ni un autre tiers, qui répond du respect des délais fixés.
C'est la phrase à laquelle s'accrochent la plupart des malentendus. Mandater un organe de contrôle ne transfère pas la responsabilité. Qui a mandaté puis n'entend plus rien reste malgré tout tenu par le délai — et, en cas de litige, par les frais de l'exécution aussi.
Pour l'entreprise d'électricité, cela signifie l'inverse : le client qui transmet la sommation ne se décharge pas pour autant de son obligation. Une entreprise qui le dit tôt s'épargne la conversation qui, sinon, a lieu après la facture de l'ESTI.
Le délai est connu bien avant qu'il ne presse. Il ne commence pas avec la lettre, mais avec le dernier contrôle — et celui-ci figure dans le dossier de l'installation.
Trois éléments qui font la différence :
Le rapport de sécurité est établi par un organe de contrôle indépendant ou par un organisme d'inspection accrédité — selon le type d'installation. Le répertoire des personnes et entreprises titulaires d'une autorisation de contrôle de l'ESTI est public et se trouve sur esti.admin.ch, sous les répertoires d'autorisations.
Il vaut la peine de mandater l'organe de contrôle rapidement après réception de la sommation, et non seulement vers la fin du délai. Les six mois sont prévus pour l'ensemble de la démarche, pas pour la seule recherche d'un rendez-vous.
Source pour le déroulement des délais : Inspection fédérale des installations à courant fort ESTI, notice « Contrôle périodique des installations électriques », octobre 2017. Cet article ne remplace pas un conseil juridique ; en cas de doute, c'est le gestionnaire de réseau compétent ou l'ESTI qui tranche.